Qu’est-ce que tu as reçu pour Noël ? Et c’est quoi le rapport avec un entonnoir ?

Pour Noël, un lecteur m’a fait une jolie surprise : il a fait paraître dans l’e-newsletter des Mines un petit article disant, en substance, « venez découvrir La tentation de la pseudo-réciproque, une saga en 7 tomes qu’elle est chouette ». Suivi d’un lien sur mon site.

Et voici ce que ça a donné en termes d’impact (attention, dans ce qui suit, des bouts de marketing inside) :

- La diffusion de la newsletter concerne une population d’environ 400 personnes, anciens élèves des Grandes Ecoles des Mines. Une base de lecteurs potentiels plutôt bien ciblée, donc.

- J’ai pu constater, dans les deux jours suivants l’envoi de l’e-mail, un pic de fréquentation de mon site : 85 nouveaux visiteurs, alors qu’en général, en l’absence de toute actualité, je suis plutôt aux alentours de heu… 5. Hop, sur les 85 nouveaux venus, attribuons-en 80 à la newsletter !

- Via mon formulaire de contact prévu à cet effet, 15 personnes m’ont fait une demande pour obtenir le tome I que je propose gratuitement au format électronique. Des messages aux corps divers et variés, allant du vide (mais tant que j’ai une adresse mail valide, je réponds avec un pdf en pièce jointe !) à de longs et précieux encouragements (et ça, c’est vraiment super sympa !).

- En une semaine, 5 ex-mineurs m’ont acheté des livres : une série complète au format électronique, 2 tomes 1 pdf/kindle, 2 tomes 1 au format papier, soit 10 bouquins au total.

Ces chiffres nous permettent d’illustrer la notion « d’entonnoir des ventes » (à prononcer sur un ton docte et sérieux si vous voulez faire votre petit effet).

Sur un dessin, ça donne ça :

Vous voyez d’où elle vient, cette histoire d’entonnoir ?

Eh bien voilà mon cadeau de Noël :-).

Il ne me reste plus qu'à espérer que les mérites du tome I de LTPR permettront à cet entonnoir de continuer à s'évaser...

Et à vous remercier, amis lecteurs, pour votre envie de me partager.

 

 

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Comment ça se passe avec ton illustrateur?

Et voilà comment les choses se passent avec M. Sam Drakulls…

J’ai toujours des idées très arrêtée sur les éléments clés que je veux voir apparaître sur les dessins de couverture. Chaque illustration doit être une énigme en elle-même, avec des détails qui ne se révèlent qu’après un examen attentif. Je fournis ma liste des courses à Sam qui commence par me traiter de malade mentale. Mais comme il est du genre à relever les défis (et qu’il reconnaît être un peu malade lui aussi), il accepte le projet. Passent quelques mois, pendant lesquels, en général, son PC crashe, ce qui fait qu’il perd mon briefe. J’en profite pour finir mon bouquin et je commence gentiment à le harceler. Alors il se met au travail à partir des bases que je lui ai données. Il aime bien teaser aussi, le bougre, alors j’ai droit à des bouts d’image de temps en temps. Je n’ai jamais eu à le reprendre sur la composition qui a toujours correspondu pile-poil à ce que j’avais imaginé. Ensuite, on discute des détails, de ces petits trucs spéciaux qui feront que l’illustration collera parfaitement à l’histoire. On tombe toujours d’accord au bout de quelques minutes d’échange, au point que je me demande parfois s’il n’a pas placé une sonde dans mon cerveau. Le lendemain (parce que lui aussi en phase créative ne doit dormir que cinq heures par nuit), j’ai une première version qui me fait exécuter une danse de la joie. Forcément, derrière, Sam va passer des heures en peaufinage parce qu’il est perfectionniste, mais à ce stade-là, je sais déjà que c’est gagné.

Il n’y a que pour le tome III que les choses se sont déroulées un peu différemment. A cette occasion, c’est moi qui ai modifié mon roman pour m’adapter à la couverture. Elle représente le détail d'un tableau qui joue un rôle central dans l’intrigue.

Ces illustrations font à présent partie intégrante du cycle de la Tentation.

Et je souhaite à Sam, Belge venu s’installer en France, que son talent lui fasse un jour payer énormément d’impôts.

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Alors, l'autoédition, ça marche? (bis...)

J'aurais pu intituler ce post : comment je ne me suis pas faite éditer. Ou guide pratique à l’usage de ceux qui ne veulent pas devenir riches et célèbres grâce à leur plume.
Mais il ne s’agit ici ni d’établir un constat d’échec, ni de faire la démonstration d’un succès flagrant. Plutôt de relater une expérience qui se situe un peu entre les deux.

Mon but n’est pas de promouvoir l’autoédition, ni de la descendre en flammes. Mais de montrer ce qu’elle peut apporter en grandes joies et en petites frustrations (qui peuvent être grandes aussi parfois).

Nous sommes en 1995, j’ai 19 ans, je suis élève en prépa scientifique dans un grand lycée parisien. J’ai pourtant dit à mes parents : je veux faire écrivain, mais ils m’ont répondu : fais Polytechnique d’abord. Je prépare donc Polytechnique en me gavant d’exos de maths, de physique, de chimie, dans un environnement que je perçois comme hostile. Pour me détendre (en vérité, pour ne pas mourir) j’écris. Les aventures de Peter Agor, un taupin de base, qui a les mêmes profs que moi et les mêmes doutes existentiels.

J’écris à la 3ème personne (je ne suis pas encore lui) des histoires rocambolesques où mes profs sont des espions à la solde du gouvernement. J’essaye de faire drôle, en tout cas, ça fait rire mes camarades quand mes feuillets A4 circulent sous le manteau après que j’ai piraté la photocopieuse du secrétariat.

1997 : j’intègre une école d’ingénieurs. Qui n’est pas Polytechnique. Mes parents sont sympas, ils ne me déshéritent pas. Je m’investis dans le journal de l’école où je profite de mon statut de rédac’cheftaine pour faire paraître mes histoires sous forme de feuilleton. Petit succès d’estime, mais tout cela reste de l’ordre de la blague potache et du private joke.

2007 : oui, 10 années ont passé. Vie normale d’ingénieur télécoms, je n’ai pas ré-écrit depuis que j’ai quitté l’école. Mon mari se remet à la guitare et moi j’ouvre un vieux .doc en me disant : est-ce que je pourrais en faire quelque chose de partageable. J’essaye pendant 6 mois de retravailler les aventures de Peter, mais ça ne marche pas. Pendant ce temps, mon mari fait des progrès à la guitare. Je suis frustration.

Et puis sur un coup de tête, je reprends ma centaine de pages et je passe tout à la première personne. Déblocage. Pendant l’été, un voyage en République Tchèque est l’occasion d’une balade de 2 heures dans une forêt au nom imprononçable. Au retour, je sais que je vais écrire une saga en 7 tomes et j’ai la trame globale de chacun d’entre eux.

(En fait, je ne veux pas vous donner le nom de la forêt en question ^^)

Novembre 2007 : j’ai fini mon tome I. Je suis très fière de mon point final. J’imprime mon manuscrit selon les canons en vigueur (A4, recto seul, police taille 12, interligne double) et j’envoie le tout aux 5 plus grandes maisons d’édition françaises. Et puis en attendant le Goncourt tout en me demandant si j’accepterais le Femina, j’enchaîne sur le tome 2.

Mai 2008 : j’ai reçu 5 lettres de refus type et j’ai terminé mon tome 2. Je découvre le site lulu.com et pour 10€ pièce, je commande deux exemplaires de mes romans. Ils arrivent une semaine plus tard. La couverture est toute verte, avec le titre et mon nom écrits en jaune dessus. C’est très moche mais je trouve ça beau. Au point que je me dis : et si j’essayais d’utiliser la plateforme de Lulu pour vendre mes livres ? Quelques clics de souris plus tard, c’est fait : je suis en vente, aussi bien au format pdf que papier. Je me souviens que je suis ingénieur télécom et je développe mon site web en utilisant joomla (ok, je fais les specs et c’est mon mari qui développe). Ça y est, j’ai une vitrine. Et je commence à dire timidement autour de moi que j’écris des romans policiers.

Décembre 2008 : tout le monde s’en fout, en fait, j’ai vendu 10 exemplaires. Mon premier tome est en téléchargement gratuit et j’en ai écoulés une centaine, mais sans savoir s’ils ont été lus. Pas grave, je viens de boucler mon tome 3 qui va rejoindre ses deux autres compères chez lulu.

Janvier 2009 : je m’inscris sur le forum prepa.org et je fais mon petit topic à moi avec un teasing qui aurait dû me faire mettre dehors manu militari par n’importe quel modo même bien luné. Pour une raison toujours inconnue, cela ne se produit pas. Je recrute quelques lecteurs. Je commence à cerner mon public cible.

Avril 2009 : je m’inscris sur Facebook. J’ai plein d’amis. Je découvre comment ça marche et j’ai moins d’amis. Vive le marketing 2.0.

Juin 2009 : je fais de la pub sur geekzone.fr. Là, le modo fait bien son boulot : je suis lockée rapidement. Je supplie : on me délocke. Et je découvre la jouissance suprême d’avoir de vrais fans. Ceux qui vous demandent : mais put***, il sort quand, le tome suivant ?

Août 2009 : je lance un appel sur geekzone.fr. Il me faut un illustrateur. Des couv toutes vertes, ce n’est plus possible. Drakulls répond à l’appel. Et je découvre quelques semaines plus tard l’œuvre d’un vrai artiste qui dépasse mes espérances les plus folles. Il enchaine sur les 2 tomes suivants pendant que je peaufine le 4ème de mon côté. Il est intéressé aux ventes - ce qui signifie en gros qu'il travaille de façon bénévole avec moi depuis 3 ans.

Septembre 2009 : le rédacteur en chef du magazine Tangente Sup me contacte. Suis-je intéressée par l’écriture de nouvelles courtes qui paraîtraient dans son magazine ? Au terme d’une danse de la pluie dont les conséquences manquent de rayer la Bretagne de la carte, je dis oui. Je suis officiellement publiée dans un vrai magazine auquel je livre depuis 4 nouvelles par an ainsi que des articles pointus que je ne me serais jamais crue capable d’écrire.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, je suis interviewée par la radio Canal B dont l’animateur a apprécié le tome 1. Il ne donnera toutefois pas suite à ma proposition d’adapter la Tentation en feuilleton radiophonique. Dommage.

Décembre 2009 : Le 4ème tome paraît, j’ai enfin des livres dignes de ce nom, avec couv et 4ème de couv à livrer. Fierté.

Décembre 2010 : un congé maternité plus tard, je livre le tome 5 de ma saga. J’ai droit à une vraie critique dans le journal des Mines, qui a de quoi faire rougir des tomates. J’échange régulièrement avec ma petite communauté de lecteurs. Qui se sent impliquée dans mon travail. Je les kiffe.

Juillet 2011 : Daniel Fattore sur son blog me gratifie d’une nouvelle critique. Youpi. J’ai l’impression d’être un vrai auteur.

Août 2011 : Mon nombre de lecteurs stagne. Je n’ai plus vraiment d’idées pour augmenter leur nombre. Le système de l’autoédition commence à être connu – et d’autant plus dénigré. Je contacte une maison d’édition avec laquelle j’ai un échange instructif.

Décembre 2011 : Mon tome 6 est dans les bacs, mais je n’ai toujours pas de maison d’édition. Une amie sur Facebook, auteure, m’en recommande une, et ça devient un peu… tendu.

Janvier 2012 : je laisse tomber joomla pour wordpress. Je parle de mon site web. Il est quand même beaucoup mieux comme ça. Non ?

Mars 2012 : mes premières critiques sur Sens critique.

Juin 2012 : je rencontre mes lecteurs de geekzone dans un bar où je fais une séance de dédicaces. Il y a des gens qui sont tout contents de me rencontrer, c’est chouette.

Je découvre le forum des jeunes écrivains. Oh, un forum pour écrivains wannabe. Je lis et je me fais relire. Il y a des membres un peu bizarres mais on y fait aussi de belles rencontres. J’étais venue pour vendre, je me retrouve à porter un regard critique sur ce que j’ai écrit. Tant mieux. Il n’est jamais trop tard pour progresser.

Juillet 2012 : Je tente une nouvelle fois ma chance avec une petite maison d’édition. Et ça ne se passe pas bien.
Pour me venger, je vide une bouteille de chouchen et je me vends sur Amazon.

Août 2012 : je crée un compte twitter que je plug à mon site web et à mon compte Facebook. Ça y est, je suis 2.0 ++. Je colle des #LTPR partout. Et quand je me retourne, je vois qu’il y a des gens qui me suivent.

Octobre 2012 : je dévoile mes chiffres de vente.

Décembre 2012 : mon tome 7 est quasiment prêt. Alpha-relu et en cours de bêta-lecture. Je suis allée au bout de mon projet.

La suite...
Elle n'est pas encore écrite.
Mais j'ai plein d'idées.

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Alors, ça donne quoi ce concours de nouvelles?

Pas grand-chose puisqu’on attend encore les résultats. Ça fight sec, d’ailleurs, sur le forum JE, parce qu’il y a les impatients, ceux qui n’ont pas de temps, ceux qui participent sans voter, ceux qui voudraient que ça aille plus vite, ceux qui voudraient attendre plus longtemps, bref, les JE sont des êtres humains comme tous les autres. Peut-être un poil plus avides de gloire que la moyenne, mais c’est sans doute le métier qui veut ça.

Un jour, j’écrirai un traité sur le wannabe-isme.

En attendant, pour vous faire patienter, je vous donne l’esquisse de mon résultat à moi de mon concours que j’ai lancé sur le dos de celui de JE :

Je rappelle la question: à votre avis, quelle est la nouvelle que j'ai écrite, extraite du tome 7 de la Tentation de la pseudo-réciproque ?

Et pour le moment, je me contente de dire qu'il y a au moins une bonne réponse ^^. (Et non, il ne s'agit pas de la nouvelle 5... -_-)

La suite bientôt...

[Edit] Et la solution, c'est maintenant: il s'agissait de la nouvelle 12: "Au nom de tout mon peuple". Elle a fini 7ème du concours de nouvelles, avec des commentaires pour le moins partagés - la marque de fabrique de JE! Pour ceux qui ne sont pas effrayés par le crêpage de chignon, ils sont visibles ici: http://jeunesecrivains.superforum.fr/t28151p15-concours-38-les-resultats

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Qu’est-ce que ça fait de recevoir ce genre de message d’une maison d’édition ? (Part n+1)

"Bonjour Kylie,

J’ai créé une petite maison d’édition tout près de Rennes il y a peu.

Au cours de mes recherches, je me suis attardé sur votre site web, et je tenais à vous adresser mes félicitations pour votre talent et votre état d’esprit. C’est un réel plaisir de découvrir vos textes, votre humour et votre répartie.

Je n’ai pas la prétention de vous proposer de vous éditer car vous méritez certainement bien mieux que ma modeste boutique (je suis moi aussi ce que vous appelez un wannabe), et de plus, vous avez déjà (fort bien) fait tout le travail.

Mais je tenais malgré tout à vous faire part de mes encouragements.

Persévérez, et gardez toujours confiance en votre talent d’écrivain.

Bien à vous.

xxx"

Ça fait dire : mais put***, pourquoi xxx il est pas directeur de collection chez Albin Grasset, bordel ?

Hum.

Reprenons-nous.

Donc, évidemment, ça fait plaisir. Un peu plus que ça, même. Ça fait tout doux dans la poitrine, comme si un lapin angora était venu se lover autour de votre petit cœur. Ça provoque le même genre de réaction physiologique que lorsqu’un lecteur anonyme sort de l’ombre pour vous demander : "bon, alors il est prévu pour quand, le tome suivant ?" Ou que sur un forum où vous avez eu l’audace de vous planter avec votre porte-voix pour attirer le chaland, un message fleurit sur votre thread : "j’ai fini le 2 cette nuit, j’attaque le 3 dans la foulée."  Ça fait se palper les chevilles, pour voir si elles ont enflé. Ça fait vérifier son chiffre de vente, en se disant que, peut-être… mais non. Ça attise le feu qui brûle vos nuits par les deux bouts, quand la fièvre de l’écriture vous entraîne sur des chemins merveilleux et terrifiants. Ça vous donne du courage.

"Du courage, vraiment? Car enfin, à l'heure qu'il est, les sens chauffés à blanc, quelle force secrète, compulsive, nous pousse encore à vouloir modeler des fictions, ciseler des chimères, en un ordonnancement austère de signes se déposant sur une surface blanche? Bien peu de courage en fait, plutôt la certitude butée, pugnace que cette lente et laborieuse opération est seule capable de restituer la juste vision que nous avons du monde, de son essence permanente ; une vision infiniment élargie, transcendant les faits et les données quantifiables ; une vision nourrie d'émois vitaux, d'intuitions célestes, d'incongruités éloquentes qui nous fondent ; et la certitude que cette vision se doit d'être partagée pour ne pas être qu'un ruisseau silencieux se perdant dans les sables."

J’emprunte à Bruno Migdal (« Les petits bonheurs de l'édition », merci Elenita) ces mots qui décrivent avec une justesse confondante devant laquelle je me sens toute humble, l’obstination forcenée du wannabe.

Car il s’agit bien de cela : une volonté de partage, l’envie sourde de voir se répandre le résultat de ses nuits d’insomnie, de nourrir ses personnages des imaginaires d’autres lecteurs, d’exercer brièvement un pouvoir immense sur ces derniers : celui de les maintenir immobiles, pendant quelques heures, une éternité dans ce monde agité, devant une toile de mots patiemment tissée.

Peut-on y arriver sans être adoubé par ceux qui aujourd’hui font la littérature ?

Je ne sais pas.

Mais Petit Editeur du Web 2, ça me ferait quand même vachement plaisir que tu sois le Gallimard de demain.

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Le concours LTPR-JE : c’est quoi ?

C’est ça qui est génial avec l’autoédition : on peut tenter des trucs dingues sans que des gens qui sont beaucoup plus sérieux et intelligents que nous ne viennent taper sur notre épaule en secouant la tête d’un air réprobateur. Donc, à l’instar de tout un tas de marques qui ont un service marketing payé très cher pour avoir ce genre d’idées, je lance un concours autour de la Tentation de la Pseudo-Réciproque.

Le principe en est simple : j’ai participé à un concours de nouvelles sur le forum des Jeunes Ecrivains (dont je vous avais parlé ). Le but étant de se frotter plus ou moins rugueusement entre wannabes et de se prendre quelques critiques constructives ou pas sur le coin de la figure (qu'il vaut mieux avoir, au préalable, enduite de kevlar). 26 nouvelles ont été soumises, la mienne est l’une de celles-là.

Il s’agit pour vous de la retrouver !

Ma nouvelle, en réalité, est à quelque chose près, un extrait du tome 7 de LTPR – à paraître à une date post-fin du monde de 2012. Je précise « à quelque chose près » car le fond et la forme seront tout de même différents. Ça spoile un peu, mais pas trop – et le temps que le tome 7 sorte effectivement, vous aurez oublié, de toute façon 🙂

Qu’est-ce qu’il y a à gagner ?

Oui, je me doute bien que vous n’allez pas vous taper la lecture de 26 nouvelles écrites par de parfaits inconnus dans le seul but de me permettre de répondre à la question : mon style est-il facilement identifiable ?

J’offre donc un exemplaire papier du tome de LTPR de votre choix – 1 à 7, même si pour le 7, il va falloir attendre un peu pour toucher son prix – au premier d’entre vous qui me fournira la bonne réponse.

Qui peut participer ?

Pour des raisons de coûts d’envoi, je limite le concours aux résidents de la France Métropolitaine, de la Belgique et de la Suisse. (Mais si vous savez me fournir une adresse d’expédition dans l’un de ces pays, vous pouvez tenter de gagner le prix!)

(Et toi, administrateur de JE à qui j'ai envoyé ma nouvelle, tu n'as pas non plus le droit de participer :-p)

Comment on participe, justement ?

Via le formulaire de contact, en précisant « Concours LTPR » dans le sujet, et le numéro et le titre de la nouvelle (s’il y en a un…) que vous aurez sélectionnée dans le message. (Vous avez le droit d'y glisser un petit mot gentil, ça fait toujours plaisir.) Je vous enverrai un accusé de réception sous 48h – le formulaire me jouant parfois des mauvais tours. Une réponse acceptée par participant (parce que sinon, évidemment, c’est trop facile…)

Combien de temps le concours va-t-il durer ?

Jusqu’à ce qu’il y ait un gagnant… avec une limite au 20 novembre, date à laquelle les noms des auteurs seront révélés sur le site de JE. Je ne vais toutefois pas révéler la réponse, si elle a été trouvée, avant le 27 octobre. Donc il va falloir patienter un peu pour savoir si vous avez gagné!

Où se trouvent les nouvelles ?

ICI !

Ce concours est-il supervisé par un huissier ?

Mmmm... Non. Vous pouvez me trainer devant les tribunaux.

Mais si vous avez des questions complémentaires, vous avez le droit de me les poser, et j'y répondrai en mettant à jour ce post le cas échéant.

Bonne lecture! (Et profitez-en pour découvrir d'autres jeunes auteurs, un futur Goncourt se cache peut-être parmi eux...)

[EDIT] Une semaine après le début du concours, personne n'a trouvé... car il ne s'agit pas de la N°5 (=100% des réponses)! Je remets les compteurs à 0, vous avez tous le droit de participer! Toujours un livre papier à gagner... 

[INDICE] La nouvelle comporte un dernier paragraphe qui lui ne fera pas partie du tome 7...

[CHANGEMENT DE REGLES] Vous avez le droit de citer 3 nouvelles que vous classerez par "ordre de vraisemblance", celle dont vous êtes le plus sûr en premier. Clôture des votes le 20 novembre avec la clôture du concours de nouvelles. Le premier à m'avoir donné la bonne nouvelle (ha ha) avec le meilleur classement remporte le prix!

 

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Combien de livres as-tu vendus jusqu'ici?

Nous sommes le lundi 8 octobre 2012, il est 23 :23, cela fait exactement 4 ans et 11 mois que je vends ma prose sur le web en autoédition, et en termes de chiffres, ça donne ça :

*Disponible gratuitement sur demande, je le rappelle (et merci à ceux qui ont quand même voulu payer ^^).

On peut le voir sous forme de graphique, aussi :

Ou bien sous forme de camembert (Excel est vraiment un outil formidable):

Déprimant ? Non. En tout cas, moi, ça va plutôt bien 🙂

Grâce, notamment, à ces 42 lecteurs que j’ai réussi à embarquer sur ma « route pavée de babybels » et qui me suivront, je l’espère, jusqu’au bout du chemin.

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Pourquoi le tome 7 de LTPR ne sortira-t-il pas en 2012 ?

Bon, je vous passe le couplet sur « rhaa, pas le temps, trop de travail, vie de famille, need des journées de 36 heures », même si ce n’est pas complètement faux (voire extrêmement vrai). Je vais plutôt m’attacher à vous expliquer les autres très bonnes raisons de ce retard.

- la communication : vous l’aurez remarqué, depuis quelques temps, je publie assez régulièrement des petits messages sur ce blog. J’envoie des tweets. Je tagge mon mur Facebook. Je participe également à un ou deux forums. Il s’agit d’un passage obligé pour qui n’a que ses petits bras même pas musclés pour creuser son trou dans les sables mouvants de la notoriété. Ça ne m’embête pas, remarquez. J’aime bien discuter avec vous. Mais il faut reconnaître que tout cela prend du temps.

- la spécificité du tome 7 : je dois renouer tous les fils éparpillés dans les tomes précédents pour finir de tisser le septième. Et vous savez qu’ils sont nombreux. Même si la trame globale a été établie il y a longtemps déjà, et que je ne m’en suis guère éloignée, je dois apporter à tous les détails l’attention qu’ils méritent, pour ne pas me tromper. La structure particulière de LTPR, en forme de puzzle, est exigeante. Cela implique d’avoir continuellement présent en tête l’intégralité des six premiers tomes. Cela implique de les relire souvent. Cela implique du temps.

- l’envie de vous livrer un truc parfait du premier coup : je n’aime pas qu’on me signale des bugs de grammaire ou d’orthographe dans un livre que j’ai vendu. Enfin, je suis reconnaissante à ceux qui me les signalent, mais je n’aime pas leur avoir mis entre les mains quelque chose qui n’est pas final. Je corrige et je republie, mais je ne trouve pas ça satisfaisant. Il s’agit d’ailleurs du plus grand défi de l’autoédition (après la notoriété) : réussir à terminer. Pour ce tome-ci, je veux me donner les moyens de le faire. Vous le méritez, je crois. Et cela vaut bien, je pense, un délai supplémentaire de quelques mois.

Et puis il y a un dernier point. Je vois la fin des aventures de Peter et Eléanore arriver. Et je me suis attachée à ces personnages. Je n’ai pas envie de les quitter. Cela fait plus de six ans qu’ils m’accompagnent quotidiennement sous leur forme actuelle. Ne sortez pas la camisole, je suis persuadée que n’importe quel auteur peut en dire autant. Alors retarder un peu le moment de la séparation, c’est sans doute aussi quelque chose que mon inconscient me demande.

Je n’ai pas envie de le lui refuser.

 

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Qu’est-ce que ça fait de dire non à un éditeur ?

Ah, je vois d’ici votre regard écarquillé et vos sourcils en point d’interrogation. Ainsi que les doutes qui soudain vous assaillent sur l’état de ma santé mentale.

Comment, quoi, Albin et Michel sont venus frapper à sa porte et elle a dit non ? Flammarion lui a fait un pont en or et elle a dit non ? Grasset, Actes Sud, Gallimard se sont battus pour elle et elle a dit non ? La dilettante a passé la nuit sur son paillasson et elle a dit non ? Service Littéraire a eu une illumination et elle a dit non ?

Bon, c’est à peu près ça. Sauf que personne ne s’est battu avec personne, aucun campement sauvage ne s’est installé devant ma porte ou sur mon paillasson, il n’a jamais été question de pont, et je suis toujours sous le coup d’une interdiction d’approcher à moins de deux nœuds réseaux de Service Littéraire. Mais j’ai quand même refusé l’offre d’un éditeur qui, après avoir lu le tome I de la Tentation, m’a proposé de signer un contrat.

Ah, je vois d’ici le regard entendu des connaisseurs du milieu: elle a failli se faire avoir par un margoulin chantre du compte d’auteur, cette édition où le wannabe paye pour qu’on lui fasse croire qu’il a du talent, celle qui crie au génie dès qu’on lui envoie un manuscrit rempli de feuilles blanches, celle qui te dit où signer avant de t’avoir lu.

Que nenni.

Simplement, mon éditeur à moi est aussi un wannabe. Et oui, l’auteur n’a pas le monopole de ce statut, et à l’heure du tout numérique, ils sont de plus en plus nombreux à se lancer à l’assaut de la e-littérature. Moi, j’ai envie d’y croire, mais j’ai encore des doutes. Et des interrogations, sur ce qu’un nouvel éditeur exclusivement web pourrait faire pour la Tentation que je n’aie déjà tenté. Je lui en ai fait part, à mon Petit Editeur du Net, de toutes ces questions, pour justifier mon début de non. Et il s’est alors passé quelque chose d’assez extraordinaire : il m’a dit qu’il comprenait et qu’il ne renonçait pas. Qu’il ferait ses preuves et qu’il reviendrait. Concluant par un « à bientôt » qui a forcément éveillé en moi certains échos.

Ça fait bizarre d’être passée, même pour quelques instants, de l’autre côté.

Maintenant, Petit Editeur du Net, il ne me reste plus qu’à espérer, très sincèrement, que tu réussiras.

Sometimes, the yes needs the no to win against the no.

 

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Quel est le mot que tu détestes le plus ?

Non, je ne suis pas en train de remplir un dérivé du questionnaire dit « de Proust ». Mais il se trouve que cette question revient fréquemment dans les formulaires de présentation qui font de vous un membre bien accueilli sur un web forum. Donc il s’agit bien d’une FAQ. CQFD.

Que les choses soient bien claires : je ne déteste aucun mot.

Chacun a son histoire, son parcours dans la jungle linguistique ; des parents, des ancêtres, nés ailleurs, à une autre époque. Certains sont morts, d’autres vivent encore, même si leur signification profonde a changé. Il y en a des petits, des grands et des gros, des simples et des compliqués, des de tous les jours et des qui ne sortent que dans telle ou telle occasion. Il y a les mots qu’on oublie, ceux qui restent sur le bout de la langue, ceux que l’on utilise sans y penser, ceux qui sont lourds de sens. Il y a les mots d’enfant, qui n’existent que pour eux, et pour nous, évidemment, quand on devient parents. Il y a les doux, qui caressent, les durs, qui blessent, et puis les bleus, qu’on dit avec les yeux, même si on se plante parfois sur ce qu’ils voulaient dire vraiment . Il y a le premier mot, qu’on attend avec impatience, et le dernier, qu’on garde pour la fin. Il y a les mots avec lesquels on joue, ceux d’esprit qui fuiteront, espère-t-on, sur twitter ou sur Facebook, qu’on la connaisse, enfin, cette gloire 2.0 ! Il y a les mots d’amour, qu’on aime quand on aime, et pas autrement. Les maudits qui allitèrent, et les justes, ceux qui viennent à point nommé s’insérer dans la phrase qui leur servira d’écrin. Il y a les mots pour rire et ceux qui font pleurer, et ils peuvent être les mêmes, tellement l’être humain est compliqué. Il y a les mots d’ordre qui claquent comme un fouet et ceux qui soulèvent des tempêtes, en mai ou au printemps. Il y a les faux amis, ceux qui trompent et vous embrouillent quand vous passez de l’autre côté de la Manche. Et aussi les mots-valises, qu’on n’ouvre pas avec des mots-clés, et des mots de passe qui restent enregistrés. Il y a les mots qu’on mâche, qu’on avale et qu’on recrache parce qu’on n’a pas pu les digérer. Il y a les mots croisés, les mots fléchés, les mots cachés des magazines, et les mots tabous des jeux interdits qu’on se susurre sur l’oreiller.

J’en oublie certainement, mais je vais m’arrêter là, car si je devais finir sur une pirouette, je dirais simplement que le mot que je déteste le plus est celui qui est de trop.

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