Ah. Bien. De la difficulté d’écrire à la première personne en changeant de sexe. Je prends. Alors au départ, les aventures de Peter Agor étaient rédigées à la troisième personne. C’est sous cette forme que les nouvelles originelles – sensiblement éloignées des romans – ont été propagées parmi mes lecteurs en classes prépa. Lorsque j’ai repris ces premiers jets pour en faire quelque chose de plus lisible, je suis longtemps restée bloquée par un ton que je n’arrivais pas à trouver. Le déblocage s’est produit quand j’ai tout repassé à la première personne. J’ai eu avec un de mes lecteurs un échange intéressant sur le côté « féminin » que peut avoir mon héros. Je l’assume. En tant que fille, je le trouve attendrissant. Et puis c’est peut-être une tendance de notre société actuelle de faire tendre la différence entre garçons et filles vers le flou. J’ai deux exemples –à mon sens réussis – de changement de sexe entre l’auteur et son héros : l’Assassin Royal, de Robin Hobb et les Aventures de Thursday Next par Jasper Fforde. J’espère avoir réussi à créer un personnage aussi crédible psychologiquement que les leur. Flaubert et Mme Bovary, c’est une autre affaire… En tout cas, Peter Agor, ce n’est pas moi. Enfin, je crois.
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