As-tu des idées pour animer un goûter d'anniversaire ?

Si vous avez des gamins de 5 à 12 ans, et que vous êtes du genre à céder à ce rituel barbare consistant à réunir chez vous une dizaine de leurs semblables pour mettre le souk dans la maison commémorer le jour de leur naissance, sûrement vous êtes-vous déjà creusé les méninges pour trouver des activités susceptibles de les occuper pendant 3 ou 4 heures - sachant qu'il faudra attendre encore quelques années avant qu'ils ne puissent gérer le truc tout seuls, en buvant des bières tout en refaisant le monde.

Une activité qui a le vent en poupe depuis quelques temps est : la Chasse au Trésor.  J'ai toujours trouvé le concept génial et dès ses 5 ans, Junior a eu droit à sa première Chasse toute simple, à base de photos imprimées menant successivement à différentes cachettes réparties dans la maison et le jardin jusqu'à parvenir au Coffre au Trésor.

L'école de la République lui ayant appris à lire cette année, nous avons pu, avec M. Ravera, passer à quelque chose de plus élaboré. Je partage donc ici le scénario de cette enquête, que nous avons eu beaucoup de plaisir à préparer, et qui vous donnera peut-être des idées.

La valise du Prince Kasparov

Commençons par la liste du matériel :

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  • Une valise, avec plusieurs zones de rangement, la plus importante pouvant être fermée par un cadenas
  • Un cadenas à chiffres
  • Des enveloppes - une par équipe, chacune repérée par une pastille de couleur
  • Des énigmes (qui seront détaillées dans la suite)
  • Des indices : des morceaux de papier contenant soit une image de pièce d'échecs, soit une lettre, soit un chiffre
  • Un jeu d'échecs
  • Une "grille de codes"
  • Une lettre d'introduction dans une enveloppe

Déroulement du jeu

Les participants trouvent une valise qu'ils sont libres de manipuler à leur guise.

IMG_3843 Rapidement, ils vont découvrir qu'elle est fermée par un cadenas à chiffres mais qu'ils peuvent accéder à deux poches, où ils trouvent :

1) Une lettre d'introduction

IMG_38642) Une série d'enveloppes

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Dans notre cas, il y avait 8 participants, et la valise contenait 4 enveloppes. Chaque enveloppe était marquée par une pastille de couleur. Les joueurs se sont séparés en 4 équipes de 2 et chaque équipe a reçu une enveloppe.

Les enveloppes contiennent chacune 3 énigmes :

  • un mot codé, avec le code permettant de le déchiffrer
  • IMG_3845un mots-fléchés, dont certaines cases sont dotées d'un numéro permettant de composer un mot-indice à partir des lettres contenues dans ces cases
  • IMG_3847Une charade, dont la résolution permet également de trouver un indice

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Les réponses correspondent à des emplacements de la maison ou du jardin, tous différents afin que personne ne se marche sur les pieds. Dès qu'une énigme est résolue, les joueurs peuvent se rendre sur le lieu indiqué pour chercher l'indice qui y est dissimulé - un morceau de papier sous plastique.

À la fin de cette étape, chaque équipe a rassemblé un triplet d'indices, constitué d'une image de pièce d'échecs, d'une lettre et d'un chiffre, trouvés dans différentes parties de la maison.

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Je précise ici que Junior joue dans un club d'échecs, et qu'il a donc reconnu la modélisation des pièces. Cet indice peut autrement être donné par un adulte.

Il est donc allé chercher son jeu d'échecs, dans lequel il a découvert - ô surprise - un nouveau message :

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Chaque triplet découvert par les joueurs correspond donc à l'emplacement d'une pièce sur l'échiquier (d'où l'importance des pastilles de couleur présentes sur chaque indice pour bien se rappeler quelle équipe les a trouvés et lesquels vont ensemble, dans l'enthousiasme du moment, tout se retrouve souvent mélangé...).

Il faut alors placer les pièces sur l'échiquier, comme indiqué. Dans notre cas, nous avions les 4 triplets d'indice suivants :

  • Dame blanche : D4
  • Roi blanc : D1
  • Tour noire : C2
  • Dame noire : H2

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On se retrouve ensuite avec l'exercice classique aux échecs du "Faire mat en un coup". Il s'agit de déplacer une pièce pour mettre le roi (blanc en l'occurrence) échec et mat.

La solution (unique) a été trouvée en quelques minutes par Junior et l'un de ses camarades, joueur d'échecs lui aussi. S'il n'y en a pas dans le groupe, cela peut être l'occasion pour un adulte d'expliquer rapidement les mouvements autorisés pour les différentes pièces et aider à résoudre cette partie de l'énigme.

Solution : la dame doit se déplacer en E2.

IMG_3856On reprend alors notre grille de codes pour découvrir, ainsi que l'exige le message, le code donné par la case E2.

Il s'agit ici du code : 246.

C'est le code qui permet d'ouvrir le cadenas.

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Et c'est ainsi que, au bout d'une bonne heure d'effort, les participants découvrent leur trésor !

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Oui, parce que le 8 mai 2017, ce sera un inestimable trésor que de se réveiller dans un pays où continueront à être respectés : les droits de l'homme, le mariage pour tous, l'intégrité physique des minorités visibles, le droit du sol, l'interdiction de la peine de mort, le droit des femmes à disposer de leur corps, l'aide médicale généralisée, la liberté de la presse, un droit général à l'éducation, l'indépendance de la justice, la condamnation de la parole raciste. Et, surtout, où l'on pourra exiger publiquement des comptes quand des manquements à ces principes seront constatés.

Des gamins de 7 ans n'ont aucun mal à le comprendre. Mais ils n'ont pas le droit de vote.

Ils aiment aussi les bonbons, donc on pourra également en glisser quelques sachets dans la valise.

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À moins que la place n'ait été squatée par un chat.

IMG_3862 Sinon, le 7 mai 2017, ce ne sera pas sans moi.

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Pour qui vas-tu voter aux présidentielles 2017 ?

- ... Trop dur de se décider. Je ne vais pas voter.

- Quoi ?! Mais tu ne peux pas faire ça ! Pense à tous ceux qui se sont battus pour que tu aies ce droit, qui sont morts pour ça, à tous ces gens qui meurent encore aujourd’hui dans ces pays où le peuple n’a pas de voix !

- Ok. Alors je vais voter blanc.

- Quoi ?! Mais tu ne peux pas faire ça ! Voter blanc, ça ne sert à rien, ça ne dit rien de tes convictions, de tes idées pour que le monde tourne un peu plus rond. Avec onze candidats, tu as quand même le choix.

- Ok. Alors je vais voter Hamon.

- Quoi ?! Mais tu ne peux pas faire ça ! Regarde les sondages à une semaine de l’élection, le gars n’a aucune chance de se qualifier pour la suite. Avec le péril Le Pen qui se profile à l’horizon et menace tout ce en quoi tu crois, ce serait irresponsable de ne pas voter utile !

- Ok. Alors je vais voter Macron.

- Quoi ?! Mais tu ne peux pas faire ça ! Macron, c’est la quintessence du Hollande qui a trahi, celui qui a inspiré les mesures qui t’ont fait maudire ce quinquennat, le libéralisme à tout va, le sucre cassé sur le dos des fonctionnaires, l’argent roi qui engraisse les banques et les actionnaires.

- Ok. Alors je vais voter Mélenchon.

- Quoi ?! Mais tu ne peux pas faire ça ! Mélenchon, c’est la sortie de l’Europe, c’est l’alliance bolivarienne aux côtés de l’Iran et de la Russie, c’est le pouvoir donné à un tribun de casser nos alliances stratégiques, de mettre par terre notre économie.

- Trop dur de se décider. Je ne vais pas voter.

- Quoi ?! Mais tu ne peux pas faire ça ! …

Repet. ad nauseam.

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Ca va être quoi la bande-son du prochain Kylie Ravera ?

Elle ressemblera à ça :

Ananda Shankar - Snow Flower

Caravan Palace - Lone digger

L.E.J. - Game of bells

Lemaître - Closer

Princess Chelsea - The cigarette duet

Naive new beaters - Heal tomorrow

Caro Emerald - Coming back as a man

Temples - The golden throne

Lorenna McKennitt - The bonny swans

Lindsey Stirling - Roundtable rival

Je me souhaite, pour 2017, de concrétiser ce projet qui n'a que trop longtemps mûri dans ma tête.

Et je nous souhaite à tous, pour 2017, de gérer au mieux ce qui nous tombera dessus.

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Des nouvelles de Mister F. et de Miss Y. ?

Ils vont bien, merci. Et vous devriez plutôt me demander de mes nouvelles à moi...

Ce qui est fascinant avec ces bestiaux, c'est qu'ils peuvent vous ruiner un canapé, attaquer (et vaincre) vos décos de Noël, essayer systématiquement de (et parfois réussir à) tremper leurs moustaches dans votre potage - surtout quand il y a du rapé dedans - ,  choper les crazies qui les font galoper comme des fous dans votre salon pile quand vous en êtes à LA scène du film, balayer d'un coup de patte la partie d'Horreur à Arkham commencée trois heures et demie plus tôt (pas de doute, ils ont un deal avec les Grands Anciens), vous mordiller le gros orteil parce que vous avez eu le malheur d'enfiler des chaussettes trop appétissantes, transformer votre pull préféré en pelote de laine, ils peuvent faire tout ça, et même plusieurs fois, ben vous leur pardonnez tout dès qu'ils viennent se blottir contre vous, ronronnant, et vous fixant de ce regard rempli d'un amour aussi vaste que l'océan, un regard qui vous assène "tu es toute ma vie" (même si on sait qu'il n'en est rien).

Alors que vous n'en accepteriez pas le quart de la moitié de la part de, au hasard, votre conjoint.

Les chats sont de vils manipulateurs.

Pour me venger (tout en préservant leur intégrité physique), j'ai décidé de dévoiler ici des photos de leur intimité, shootées en mode paparazzi.

Yeux chastes s'abstenir, parce que c'est un petit peu chaud.

Les yeux dans les yeux.

Les yeux dans les yeux.

Ciel ! Mon mari !

Ciel ! Mon humain !

Sieste crapuleuse

Sieste crapuleuse

Bisou sur la joue

Bisou sur la joue

Bisou dans l'oreille

Bisou dans l'oreille

Repose-menton

Repose-menton

Grosse fatigue

Grosse fatigue, gros câlin

Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction" vers cet enfoiré de pigeon qui fait rien qu'à nous narguer...

"Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction" vers cet enfoiré de pigeon qui fera moins le malin quand on aura le droit de sortir...

C'est bientôt fini, cette invasion de notre intimité, ou quoi ?

C'est bientôt fini, cette invasion de notre intimité, ou quoi ?

Ce soir... chez toi ou chez moi ?

Ce soir... chez toi ou chez moi ?

Après l'amour

Après l'amour

Voilà, ça va mieux.

Pour terminer ce post sur une note à vocation pédagogique (vous devez commencer à me connaître), je vous recommande chaudement la lecture de ce livre :

Le coup du laser, ça marche à chaque fois. Et c'est qui qui manipule qui, là ? Hein ? \o/

Ha ha! Le coup du laser, ça marche à chaque fois. Et c'est qui qui manipule qui, là ? Hein ? \o/

"Influence et manipulation" de Robert Cialdini. La lecture de ce livre devrait être recommandée à tous les consommateurs et à tous les citoyens - ou du moins les concepts qui y sont développés enseignés dans toutes les écoles. Pour prendre conscience des mécanismes qui sont mis en jeu quand nous devons décider d'investir notre argent dans un achat ou d'investir un politicien de notre confiance. C'est passionnant, didactique, bourré d'exemples illustrant tous ces cas où nous avons dit "oui" alors que nous voulions dire "non". À cause du principe de réciprocité, de notre besoin intrinsèque de cohérence, de l'influence de nos voisins, de sympathies qu'on sait nous inspirer, d'autorités que nous avons appris à accepter, de raretés induites pour nous donner envie de posséder ce dont nous n'avons pas besoin, tous les jours, nous cédons là où l'on aurait dû résister.

Nos semblables qui sont au fait de ces techniques peuvent, en nous manipulant, nous faire faire des choses bien plus graves que des chats mignons.

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Il en est où, le projet de décembre 2016 ?

Oh. Vous voulez dire, celui dont je parlais ici ? Un recueil de 10 nouvelles illustrées publié au format papier ?

Ahem.

C’est devenu un projet pour décembre 2017.

Rien de grave, rassurez-vous. Samuel Colasse, le talentueux illustrateur derrière les couvs de la Tentation, a été pas mal pris par sa reconversion professionnelle (imaginez-vous que ce gars-là s’est mis en tête d’aller sauver des vies au volant d’un véhicule blanc muni de gyrophares et de sirènes – enfin, c’est surtout pour avoir le droit de rouler à fond les ballons sur les routes du Nord-Pas-de-Calais :p). Il passe donc la main qui est rattrapée en plein vol par…

sanrankune_1

!! Guillaume Sanrankune !!

Histoire de vous projeter dans son univers graphique, je vous invite à aller faire un tour sur son book.

Les 10 nouvelles deviennent aussi 13, dont 8 seront inédites.

J'espère qu'on saura vous séduire ensemble...

sanrankune_4 sanrankune_8sanrankune_6 sanrankune_7 sanrankune_9 sanrankune_5

(On va tout déchirer, pas vrai ?)

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Combien de livres as-tu vendus jusqu'ici ? (décembre 2016)

Nous sommes le dimanche 4 décembre 2016, cela fait pas loin de 10 ans que je vends ma prose sur le web en autoédition et en termes de chiffre, ça donne ça :ventes_2016_1(Le tome 1, gratuit au format numérique depuis plusieurs années, n'est pas pris en compte. Environ 2000 exemplaires de ce dernier ont été téléchargés / distribués, et 300 ont été vendus à l'époque où il était payant. Le 1000 tout rond sur les 11 premiers mois de 2016, c'est un chiffre exact et ce n'est pas fait exprès...)

On peut voir ça sous forme graphique aussi :

ventes_2016_2

Avec la répartition suivante en fonction des livres :

ventes_2016_3

Et la répartition suivante en fonction des plateformes et des formats :

ventes_2016_4

ventes_2016_5

(Depuis quelques semaines, la Tentation est également disponible dans la librairie numérique La librairie d'Almyre mais les ventes réalisées via cette plateforme, encore faibles pour le moment, ne sont pas comptabilisées.)

Il y a aussi des mois de l'année qui sont plus propices que d'autres :

ventes_2016_6

(Le mois de janvier étant boosté par la parution à cette période de l'année des nouveaux tomes, et cette année par l'opération spéciale organisée par Kobo.)

Bilan

- Avoir la possibilité de proposer un premier tome gratuit, c'est bien.

- Avoir des lecteurs/prescripteurs qui continuent de faire connaître et vivre une oeuvre achevée depuis deux ans, c'est une chance incroyable.

- Avoir des nouveaux lecteurs qui publient encore des critiques sur leurs blogs ou sur les sites de vente, coeur-avec-les-doigts.

- Lulu a plus ou moins disparu du paysage, et le pdf aussi.

- Kobo a dynamité KDP, notamment depuis l'opération "offre découverte" du mois de janvier.

Et parce qu'il y a toujours une chanson qui colle avec la situation :

Et rendez-vous tout bientôt pour de nouvelles news fraîches concernant la suite...

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Alors, quoi de neuf ?

Ah, c’est gentil de poser la question. Merci pour votre intérêt.

Donc, tout récemment, j’ai décidé de passer à une nouvelle phase dans mon plan pour conquérir les Internets. Après l’autoédition d’une saga en 7+1+1 tomes (qui a - momentanément - échoué dans son ambition de faire du world a better place), et subséquemment à une analyse poussée des 7 piliers de la gloire sur le web, j’ai investi dans les services de deux agents surentrainés dans les techniques de e-domination massive. L’un de ces agents est roux, l’autre grise et blanche, ils possèdent tous deux des dents pointues et des griffes acérées, et surtout, un haut potentiel de mignonnitude que je compte bien exploiter.

Leurs noms de code sont Mister F. et Miss Y., il a 8 mois et elle 5, il a été récupéré par une association, errant dans la zone de l’hôpital sud de Rennes, et elle dans un sac poubelle laissé au soleil ; ils sont pucés, vaccinés, stérilisés et chargés quotidiennement en rations de croquettes (administrées par Pipolino).

Bref, les membres de la famille Ravera sont devenus les humains d’un duo de chatons.

Une fois Mister F. et Miss Y. installés dans leurs quartiers, vint le temps de passer à l’exploitation de leur image.

C’est là que les choses se sont compliquées.

D’abord, il a fallu maîtriser la fixation sur image de la mignonnitude des deux agents. Les premiers essais furent peu concluants.

img_3427  img_3426  img_3409  img_3416

Ensuite, il faut bien admettre que la conquête du web au moyen de chats implique que lesdits chats fassent des trucs mignons. Et vue la palanquée de trucs mignons faits par des chats que l’on retrouve sur le web, là non plus rien n’est gagné.

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À un moment, je me suis dit que je ne recueillais aucune figure lolcatesque du fait de ma présence, l’observateur perturbant l’expérience (un peu comme l’histoire du chat de Schrödinger. Sauf que je n’ai pas l’intention de les tuer.)

Alors j’ai laissé la lumière de leur chambre allumée, pensant les retrouver à mon retour en pleine action que je pourrais immortaliser. En vrai, ça a donné ça :

img_3431         img_3432

(Genre, ils ont passé toute la journée comme ça. Vous y croyez une seule seconde, vous ??)

J’ai usé des milliers d’octets de stockage pour emmagasiner des vidéos qui ressemblent à ceci (attention, il se passe un truc de ouf à la seconde 25. Et un retournement de situation de malade à la seconde 40) :

Et tout ça, c’était sans compter le handicap généré dans l’exploitation des données par la présence même des agents (qui savent nous signifier que nous sommes devenus leur propriété).

img_3395                         img_3450

Finalement, le mieux que j’ai à vous offrir, c’est ceci :

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Avec en prime les photos du casting de Mister F., qui, elles, ont été prises par quelqu'un maîtrisant un peu les notions de zoom et d'objectif (et vous trouverez ici le flickr de la talentueuse paparazzi).

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Bien, maintenant que j’ai réussi à attirer votre attention avec ce post sur des chats mignons, j’aimerais vous faire lire ceci.

Vous avez été hijacké, eh oui.

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Est-ce qu'il t'est déjà arrivé quelque chose de vraiment creepy ?

Vous voulez dire, de plus creepy que de tomber complètement par hasard sur Neil Jomunsi dans le métro à Paris ?

Alors oui.

J’avais quinze ans, j’étais en classe de première, et c’était pendant les vacances de février. J’étais seule à la maison avec mon père – ma mère et ma sœur étaient parties rendre visite à de la famille – et j’avais une otite carabinée, avec sans doute un peu de fièvre.

En me réveillant le matin, j’ai découvert posée sur mon bureau une feuille de papier que je ne me souvenais pas y avoir vu la veille.  Elle contenait un texte : un poème en alexandrins dont le titre était indiqué en haut de la page – Lady in red.

Le poème était rédigé sur une feuille à grands carreaux, semblable à celles que j’utilisais pour prendre des notes en cours, il était écrit en bleu turquoise-mer-des-îles, ma couleur de prédilection du moment, ne comportait pas une rature et bien qu’il m’en coûte, je ne pouvais faire autrement que d’y reconnaître mon écriture.

Mon père, homme pragmatique s’il en est, aussi peu porté sur les farces élaborées que sur les convocations spirites, a accueilli la nouvelle de cette matérialisation avec un haussement d’épaules indifférent avant de s’en retourner vaquer à des occupations plus terre à terre – qui avaient beaucoup à voir avec la lecture en alternance de l’Expansion, de Newsweek et du Point.

Le lendemain matin, au saut du lit, j’ai trouvé sur mon bureau la suite du poème. Toujours le même papier, toujours la même encre, toujours la même écriture – la mienne, et l’absence de tout souvenir de m’être levée la nuit pour pondre des alexandrins.

Si cela m’arrivait aujourd’hui, j’irais peut-être consulter. À l’époque, je trouvais ça juste flippant, cool et pas mal chouette.

Aussi ai-je été extrêmement déçue en constatant, le troisième jour, que le rendez-vous n’avait pas été honoré. J’étais pourtant persuadée que le poème n’était pas achevé, qu’il manquait encore des pans au récit qu’il déroulait.

J’avais raison. Le fin mot de l’histoire, je suis tombée dessus une semaine plus tard, en allumant le Mac qui trônait dans ma chambre. L’encre turquoise avait été remplacée par des pixels sur un écran : j’avais devant moi, consignés dans un fichier, plus d’une centaine de vers de douze pieds que je me serais sentie incapable de commettre éveillée.

Autre information : Lady in red était signé par un certain R.V.D. si je devais en croire les initiales apposées à la fin du poème.

Nous étions en 1993, Google n’était même pas un fantasme de visionnaire illuminé, ma seule piste pour tâcher d’en savoir plus était d’interroger ma prof de français. À la rentrée, je lui ai fait lire le texte, en lui demandant ce qu’il lui évoquait. Elle a mené quelques recherches de son côté et n’a rien trouvé.

Et les choses en sont restées là, le poème sombrant petit  à petit dans les limbes de ma mémoire.

Jusqu’à il y a une semaine environ où j’ai repensé à lui en entendant ça.

Chris de Burgh (bon, plutôt sa chanson) m'a donné envie de le relire et je suis allée le chercher dans mes archives, mon puits personnel d’histoires pas tout à fait perdues. J’ai retrouvé l’intégralité de ma production brouillonne et bouillonnante, des nouvelles, des débuts de roman, des poèmes inachevés de l’époque de mes quatorze-quinze ans.

Mais pas Lady in red. Là où il aurait dû être, dans un classeur rempli de feuilles soigneusement rangées sous pochettes plastiques et classées dans l’ordre chronologique, il n’y avait qu’un emplacement vide.

J’ai sondé mon entourage susceptible d’avoir eu connaissance de ce poème, avec la désagréable impression d’être incapable de gérer le fait que tout ceci n’ait été qu’une hallucination. Mais il évoque « vaguement quelque chose » à suffisamment de personnes pour que je sois rassurée sur ce point. Ma mère (coucou maman) a même entrepris de remuer ciel, terre, et la poussière des archives encore stockées chez mes parents pour tâcher de remettre la main sur le poème fantôme – en vain.

Ce poème, arrivé bizarrement chez moi, semble bien s’être volatilisé de manière tout aussi bizarre.

Quoique, peut-être pas tout à fait.

Il me reste quelques pistes pour le retrouver.

- il est possible que j’en ai donné 2 ou 3 copies à des ami(e)s proches de l’époque. Si vous vous reconnaissez et que vous êtes du genre à entasser les souvenirs comme un écureuil les glands, peut-être la dernière Lady in red dort-elle quelque part dans un carton entreposé dans votre grenier…

- rallumer un Mac qui n’a pas été alimenté depuis 18 ans. Dans ses entrailles se trouve peut-être encore la bête qui n’a jamais eu l’occasion de s’égayer sur Internet. L’opération est planifiée sur le mois de novembre, quand je retournerai à Paris.

- faire appel à ma mémoire.

Pour le moment, cette dernière m’a permis de reconstituer environ un quart du poème.

Je sais qu’il n’a pas une grande valeur artistique, que sa thématique « façon Cyrano » a été abordée douze mille fois, qu’il est naïf et imparfait. Je sais aussi qu’il existe une explication tout à fait rationnelle pour que ce soit bien moi qui l’ai écrit (la fièvre, le somnambulisme, l’étude des poètes romantiques du XIXe en cours de français, Chris de Burgh…) sans faire appel à de quelconques pouvoirs médiumniques.

Mais j’aimerais bien donner une autre fin à ma petite histoire creepy, une fin où… j’en retrouverais la fin.

En voici déjà le début, pour commencer, extrait de ma mémoire.

  • Lady in red
  • Et lorsque je la vis, à moi apparaître,
  • Vêtue tout de rouge dans un habit sanglant,
  • Je n’osai dire un mot et passai pour traître
  • Auprès de celles qui me mendiaient un compliment.
  • Je n’eus d’yeux que pour elle durant toute la soirée
  • Et pour cette seule raison ne l’invitai danser.
  • Comment voulez-vous, avec meilleure volonté,
  • Admirer la beauté des yeux qui vous regardent ?
  • Quand caché dans la salle, mon cœur la cherchait
  • Et qu’enfin la trouvait aux bras d’un jeune lad,
  • Battait si sourdement que souvent je craignis
  • De ne pouvoir supporter plus lente agonie.
  • Aux tréfonds de mon âme, la vérité hurlait.
  • La vérité hurlait : pour mon malheur, j’aimais.
  • Pour un baiser volé, le voleur est puni
  • Mais avant d’être fardeau, son larcin est fruit
  • Qui vaut la peine qu’à jamais il endure
  • Les pires tourments, les plus grandes injures
  • Pour garder sur ses lèvres le goût d’un souvenir
  • Le charme d’un parfum, la douceur d’un sourire.
  • Aimer pour aimer est un rêve de philosophe
  • J’aime pour une femme, un peu plus à chaque strophe.
  • Elle l’ignore et m’a pris pour confident
  • Et de celui qu’elle aime me narre les talents
  • Sans même s’apercevoir qu’assis à côté d’elle
  • Je l’écoute en tremblant et souffre de mes conseils.
  • Serait-ce trahir un serment si par une nuit
  • Je l’embrassais plus tendrement que d’autres soirs
  • Me départissant de cet atroce rôle d’ami
  • Que jouer chaque jour abat mes espoirs ?
  • Si au lieu de ma joue je lui offrais mes lèvres
  • Et oubliais un instant d’être son frère
  • Me haïrait-elle parce que je l’aurais trompée
  • Pourrait-elle un jour à nouveau me pardonner
  • De ne pas avoir su réprimer mon désir
  • Et lui dissimuler l’amour qu’elle m’inspire ?
  • Sûrement, je serais auteur d’une trahison.
  • Envers elle, d’abord, et cela je ne veux pas.
  • Mais envers lui, aussi, car je dois reconnaître
  • Qu’il fut un ami avant d’être un rival.
  • Dites-moi maintenant à quoi me soumettre :
  • À un sentiment que je sais être coupable
  • Ou à un vent violent que je sens être bon ?
  • La question est difficile, la situation
  • Étrange. L’amour ne peut se mettre sur table.
  • Elle l’aime, me le dit mais n’ose le lui avouer.
  • Il l’aime, j’en suis sûr, mais n’en parle jamais.
  • Jamais leurs visages ne se sont rencontrés
  • Pour goûter la saveur d’un langoureux baiser.
  • Leurs regards sont francs. Seules leurs joues teintées de rose
  • Montrent qu’ils s’échangent un poème en prose
  • Avec chaque mot de tous les jours prononcé.
  • Ils sont seuls à savoir et seuls à ignorer.
  • Complexes sentiments d’une jeunesse de vingt ans
  • Qui pense au fond d’elle-même qu’elle a tout son temps.
  • Il n’y a que la mort qui saurait les presser
  • Et d’un seul coup de faux abréger mes tourments !
  • […]
  • Elle était là, allongée sur le sol même,
  • Une couverture négligemment posée sur elle.
  • Je ne pouvais me dire, en la voyant dormir
  • « Elle est tout à moi et pour toujours m’appartient. »
  • Car ce que je vis écrit sur son visage
  • Retint ma main comme l’aurait fait un sage.
  • J’y lus ma souffrance scellée dans un secret :
  • Sur ce front blanc, le nom d’un autre était gravé.
  • Il est mort, mon ami, mon bourreau, mon rival.
  • Mort pour son pays et pour le trône royal.
  • Ma peine est grande et ma tristesse sincère
  • Car celui que je perds était pour moi un frère.
  • Je le pleure, soit, mais alors mon Dieu pourquoi
  • Un horrible sentiment s’empare-t-il de moi ?

La suite... peut-être au prochain épisode !

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Comment ça s'est passé, cette séance de dédicaces ?

Houlà. C’était il y a longtemps. Le 25 juin au Cultura de la Défense, si vous vous souvenez bien, en compagnie d’Otto Rivers et d’Alice Adenot-Meyer et sous le haut patronage de Stéphanie G. J’avais promis un compte-rendu dans la foulée, histoire de capter la fraîcheur du moment. Et puis il y a eu l’été, les vacances, la rentrée, le tout saupoudré d’une bonne dose de procrastination. Donc on est un peu moins dans la fraîcheur du moment mais je vais quand même essayer de mobiliser ma mémoire de poisson rouge pour raconter comment ça s’est passé.

Les préparatifs

Le point de départ a été l’accord du Cultura de la Défense de nous recevoir, sur la base d’un petit dossier présentant nos œuvres remis par Stéphanie.
Nous avons également préparé quelques « outils de com’ » avec un double objectif : en amont, informer de notre présence pour faire venir des lecteurs, et une fois sur place, faire s’arrêter des clients de Cultura.

Pour la première phase, tout s’est passé sur le web :
- création d’un évènement sur Facebook
- invitation de nos contacts – pas de « mise en avant » payante même si on en a discuté (et on a bien fait de garder nos sous, avec du recul, ça n’aurait servi à rien)
- tweets programmés sur un mois
- un site web dédié mis en place par Stéphanie
- un relai sur plusieurs sites évènementiels
- des posts sur nos blogs, pour Alice et moi
- une invitation en bonne et due forme sur le forum Jeunes Ecrivains
- quelques mails ciblés à des potes (« hé, dis, tu viens, hein ? tu viens ? »)

Pour la phase alpagage sur place, nous avions misé sur un petit jeu : trois quizz sur les thématiques de nos livres (cinéma, musique et énigmes logico-mathématiques) avec, comme lot à la clé… des clés USB contenant des extraits de nos livres et nos book-trailers.
Comme quoi, on n’a pas vraiment fait les choses à moitié :)

les livres

Sur place

Déjà, nous nous sommes rencontrés IRL pour la première fois - on ne s’était jamais vus pour de vrai avant.
Nous avons ensuite pu disposer nos livres sur une gondole et sur trois petites tables derrière lesquelles nous nous sommes installés. Des panneaux présentaient nos œuvres (et nous des sourires pas du tout crispés).
Nous sommes restés sur place de 14h à 19h. Il y avait du jus d’orange et des petits gâteaux pour nous soutenir nutritivement.

les 3 auteurs

(De bas en haut) Alice Adenot-Meyer ..... Kylie Ravera ..... Otto Rivers

Le bilan

On a passé une très chouette après-midi… entre potes :)
Quelques lecteurs parisiens (4 ou 5) sont venus nous serrer la pince - et nous ont acheté quelques exemplaires gribouillés pour leur collec ou leurs potes à eux. On en a nous aussi profité pour faire le plein de notre côté pour notre conso personnelle.
En ce qui concerne la « vente à un parfait inconnu » il y en a eu… trois. Un livre pour chacun d’entre nous, achetés par la même dame venue là avec son fils ado.
On a aussi eu deux jeunes lycéennes qui ont dû répondre à toutes les questions du quizz et qui se sont fait une belle collection de clés USBs 😉

Comment ça s’explique ?

Je vais avancer plusieurs hypothèses pour tenter d’analyser ce phénomène (aka « faire kipouic »).

- la date de l’évènement : le samedi 25 juin, c’était le premier jour des soldes. Les magasins de vêtements et de chaussures du centre commercial étaient bondés, alors que le Cultura était très… calme.
- le type de magasin qu’est Cultura : ils ont bien sûr un « côté librairie » mais c’est un magasin plus généraliste, et même s’ils acceptent facilement des animations dédicaces, ce n’est pas un enjeu primordial pour eux
- notre situation dans le magasin : nous n’étions pas au milieu des livres mais un peu plus loin, à la limite de la zone « loisirs récréatifs », donc pas des plus visibles pour ceux qui venaient justement chercher de quoi bouquiner.
- et puis surtout : on n’avait pas invité Guillaume Musso ni Marc Levy. Et non.

Finalement, c’est dans la « rencontre IRL » entre auteurs et lecteurs que nous avons pris le plus de plaisir, et c’est bien ce qui a fait la valeur de cette journée.
Comme je l’ai évoqué sur le forum JE (et même si ça pouvait passer pour une boutade ^^), je pense qu’on pourrait avoir un certain succès en organisant un salon où on serait là en tant qu’auteurs / lecteurs. Ce salon serait bien sûr un point de rendez-vous ouvert à tous, l’occasion pour des lecteurs qui ne nous connaissent que via le web de nous rencontrer… et de rencontrer d’autres auteurs dont la production pourrait leur plaire. Il y a de plus en plus de lieux privatisables qui permettraient d’accueillir ce genre de manifestation pour un coût per capita modique.
Bon, quand est-ce que le forum JE organise son salon d’auteurs maison ?

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[Ray's Day] La parole à l'artiste

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A l'occasion de cette 3ème édition du Ray's Day, j'ai voulu donner la parole à Sam "Drakulls" Colasse, l'artiste derrière les couvertures de la Tentation.

Nous nous sommes rencontrés il y a 7 ans de ça sur le forum Geekzone et on s'est dit oui très vite :) On a fait un petit bout de chemin ensemble depuis... et ce n'est pas fini !

* * * * *

[KR] Te sens-tu plutôt « illustrateur », dans le sens où tu préfères "illustrer quelque chose", une idée, un concept, ou bien « dessinateur », l'idée venant une fois que tu as le crayon en main ?

[SC] Carrément plus illustrateur… « Dessinateur » donne une notion plus "commerciale" du truc. En fait, je suis incapable de réaliser quelque chose que je sens pas !

[KR] Quelles sont tes techniques de prédilection ?

[SC] Le crayon, l'encre de chine et la retouche sur Photoshop. J'adore plus que tout la peinture à l'huile aussi (mais je n'ai plus la place pour laisser traîner un chevalet dans la maison ^^).

[KR] Quel est ton parcours d'illustrateur ? As-tu suivi des cours ? Ou bien es-tu plutôt autodidacte ?

[SC] J'ai fait des études d'art déco en Belgique mais il y a aussi une grosse part d'autoformation dans mon apprentissage… Quand on avance en âge, il y a peu de moyens d’ « apprendre l’art ».

[KR] Quel est ton rapport avec le métier d'illustrateur, en tant que job?

[SC] Je suis aigri et j'aimerais avant tout que mes enfants fassent un vrai métier plutôt que celui-ci ^^. Pour être honnête, je n'arrive pas à dissocier la création d'une certaine souffrance. C'est bien simple, j'ai même du mal à concevoir le fait de gagner de l'argent avec un état d'âme…

[KR] As-tu besoin de conditions particulières pour travailler ? Le calme, le silence, ou de la musique, de la pression...

[SC] De la pression. Si tu me donnes 3 mois pour faire un truc, je ne commencerai jamais qu'une semaine avant le délai final. Je déteste avoir le temps. Mais c'est plus complexe que ça. En fait, je vais laisser passer des semaines sans rien faire et juste cogiter sur un projet. Quand, sous le coup du timing, je dois commencer à y bosser, j'aurai déjà dans ma tête l'exacte représentation du boulot final. Je mets peu de temps à le réaliser techniquement, mais je ne commence que quand je sais ce que je veux faire…
Quand je décide enfin de m'y mettre, je mets la musique qui correspond le plus à ce que je veux représenter. Je la passe en boucle, je me sers une bière et je fonce !

[KR] Est-ce qu'il y a des illustrateurs ou des dessinateurs dont tu admires particulièrement le travail ?

[SC] De manière générale je suis très inspiré par l'univers de Tim Burton, de Giger... Et je reste un fan inconditionnel des clair-obscur dans la peinture. Rembrandt, Vermeer... Sans oublier le surréaliste Magritte.

[KR] Combien de temps as-tu passé sur chacune des couvs de la Tentation de la pseudo-réciproque ?

[SC] Incapable de te le dire, car clairement, dès que je commence, c'est du non-stop. Il m'est arrivé de bosser 24H d'affilé sur une couv'  sans même m'arrêter.  Je ne regarde pas le temps. Une fois que je commence je ne fais QUE ça. La plus grosse m'a pris une cinquantaine d'heures je pense.... Et vu que je suis un éternel insatisfait, je peux passer des heures ensuite à retoucher des détails que personne à part moi ne voit.

[KR] Quelle est ta couverture préférée et pourquoi ?

[SC] C'est aussi très dur à dire… Je dirais qu'il y en a une que je déteste et une que j'aime. J'aime beaucoup celle où j'ai représenté ma femme avec le violon… Parce qu'elle me rappelle beaucoup de choses. Même si ce n'est pas celle que je préfère d’un point de vue graphique. Visuellement, ma préférée reste celle d’Opération Platypus… Juste pour la couleur des profondeurs de l'océan... qui m'angoisse…

LTPR_T3

LTPR_T6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[KR] Quelle est la commande la plus barrée que tu as eu à exécuter ? A part LTPR ^^

[SC] Bha la plus barrée vient de toi… Le jour où tu m'as demandé d'illustrer un mammouth rose dans un verre de whisky avec des glaçons qui ne flottaient pas… Ce jour-là, j'ai su qu'on bosserait longtemps ensemble ^^ J'en parle encore aux gens quand j'essaie d'expliquer un peu ce que tu es. A part ça, j'ai souvent eu affaire à des gens normaux ^^

[KR] Un rêve d'illustrateur, ça ressemble à quoi ?

[SC] Ça  ressemble à mes couvs en fait. C'est toujours empreint de tristesse, d'un côté mignon et d'une grosse part d'enfance…

* * * * *

J'ai lancé, il y a quelques mois de cela, un appel afin de trouver un illustrateur pour mon "projet 2016" - un recueil de nouvelles illustrées. J'avais bien sûr proposé à Sam de tenter cette nouvelle aventure, mais il hésitait à l'époque.

Je suis plus que ravie qu'il ait finalement accepté. Le résultat devrait être disponible à la fin de l'année - si je survis à la pression imposée par le fait de bosser avec un gars qui ne travaille que sous pression 😉

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